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Origine

YOSEIKAN

Le YOSEIKAN tire ses racines d’une intime relation avec les fondateurs de deux des principaux arts martiaux modernes : Maître Jigoro Kano (Judo) et Maître Moreï Ueshiba (Aïkido). C’est pourquoi le YOSEIKAN véhicule les valeurs qu’on lui connaît.

YOSEIKAN est le nom donné au dojo qui fût érigé en novembre de 1931 à Shizuoka au Japon. Ce dojo a été construit par les frères et les amis de Maître Minoru Mochizuki puisqu'à l’époque, celui-ci récupérait d'une pleurésie et d'une tuberculose pulmonaire. Après que le dojo fût construit, un ami de la famille Mochizuki, un professeur de philosophie, appela le dojo YOSEIKAN. Maître Minoru Mochizuki adopta le nom immédiatement puisqu'il signifie : « L'endroit où l'on développe la vérité ». Cela reflétait l'idéologie de ses professeurs et renforçait l'attitude positive de « Bien-être et prospérité mutuels » qu'il a toujours promue. Après la Deuxième Guerre Mondiale, le dojo dû être reconstruit car il avait été brûlé.

Maître Minoru MOCHIZUKI (1907 - 2003)

Minoru MochizukiDojo Yoseikan

  • 10ième dan aïkido
  • 9ième dan ju-jutsu
  • 8ième dan judo
  • 8ième dan iaïdo
  • 8ième dan katori shinto ryu
  • 5ième dan kendo
  • 5ième dan karaté

YOSEIKAN BUDO

Minoru Et Hiroo Mochizuki

Me Hiroo Mochizuki est né à Shizuoka, au Japon, en 1936. Il est le fils aîné de Me Minoru Mochizuki, un des plus grands pratiquants d’arts martiaux de l’époque, qui fut formé en judo par Me Jigoro Kano et en aikido par Me Ueshiba Morihei et était expert de nombreuses écoles traditionnelles d’armes. Dès l’âge de 7 ans, Hiroo Mochizuki est formé aux arts martiaux par son père, de qui il détient la base de son savoir en judo (3ème dan), aïkido (8ème dan), ju-jitsu (8ème dan), iaïdo (7ème dan) et kobudo. Parallèlement, il a reçu une solide formation de karaté au Japon (9ème dan) où il a pratiqué différents styles (shotokan et wadoryu). Il a également pratiqué la boxe anglaise et française.

En juin 1959, il est envoyé en France par son père pour aider au développement du karaté et de l’aikido dans ce pays. Il fut le premier Japonais à présenter le Karaté en Europe. Il y resta deux ans. Il y retourne en 1963, ses études de médecin-vétérinaire achevées, pour continuer l’enseignement du karaté et de l’aikido. Depuis cette date, il vit en France.
A la fin des années 60, il fonde sa propre école, le yoseikan budo.

Me Hiroo Mochizuki avait le désir de poursuivre les études de son père, Me Minoru Mochizuki, qui prônait l’étude de nombreuses disciplines martiales et les enseignait dans son dojo nommé yoseikan (Shizuoka, Japon). S’interrogeant sur le fait que durant les guerres féodales japonaises les samurais combattaient dès l’âge de 14 et maîtrisaient le tir à l’arc, le sabre, la lance ou le cheval, Hiroo Mochizuki a eu la conviction qu’un élément devait unifier toutes les disciplines martiales.

C’est un claquement de fouet qui lui a montré la voie. Il observait un artiste de cirque utiliser un fouet avec un couteau au bout. En voyant la puissance développée pour enfoncer profondément le couteau dans l’arbre, il a compris que c’est l’énergie ondulatoire, l’onde, qui est à la base de tout mouvement. Grâce à ce constat, il a pu observer les similitudes très fortes entre les différentes techniques, entre un coup de poing et une technique de projection par exemple, ou un mouvement d’arme. Et découvre que les mouvements sont similaires, seul change la logique d’utilisation. « Le corps a ses grandes logiques profondes. Quand on commence à les connaître, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un seul art. Pas deux, un seul », explique Me Hiroo Mochizuki.

Ses recherches l’amène progressivement à créer sa propre école à la fin des années 60, le yoseikan budo. Il choisit ce nom en hommage au dojo de son père, le yoseikan. Depuis ce temps, l’école yoseikan budo s’est développée et est maintenant pratiqué dans une trentaine de pays. En 2000, Maître Minoru Mochizuki a nommé son fils Hiroo soké (responsable moral) de l’école yoseikan. Aujourd’hui, près de dix mille pratiquants sont affiliés à la fédération mondiale de yoseikan budo.

ÉTYMOLOGIE DE YOSEIKAN BUDO

Calligraphie   Yoseikan Budo

YO : L'honnêteté par rapport à sa conscience, le sens de la justice : la droiture



SEI : "Nourriture pour l'âme" : l'éducation



KAN : Le lieu d'union : une grande maison, l'école



BU : Arrêter la lance, empêcher la guerre : la recherche de la paix



DO : Le chemin qui mène à l'objectif : la voie